10 février 2007

BROUETTE

Madame Brouette au repos, la tête dans l’herbe, les pieds écartés.
Madame Brouette un tantinet impatiente tend les bras vers le jardinier invisible.
Madame Brouette porte son ventre vide sur son dos raidi. Elle attend.
En ce mois de février, ses flancs déborderont bientôt de fumier décomposé.
Elle roulera dans la terre noire, quadrillant le jardin de monticules odorants.

2 Comments:

Anonymous Anonyme said...

Brouettes comme brocs, à ravaler ses larmes.

10:13 PM  
Blogger Lucien Suel said...

De Touraine en Artois, merci de votre visite.

7:51 AM  

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