10 juillet 2006

au condamné

Au condamné évadé de sa geôle, une brouette tendait ses bras rouillés.
Il a dédaigné ce moyen de transport pour s’enfuir en courant.
Les molosses aboient derrière lui. Les mâchoires claquent. Il court, il court,
avec au bout de cette ultime course, l’inéluctabilité de la chute.

3 Comments:

Anonymous Anonyme said...

Pourquoi qu'il a pas pris la brouette?
Elle est chouette.
Il a du faire sa coquette.

11:44 AM  
Anonymous Marinette said...

Peut-être qu'il vous attendait pour jouer à la poussette...

1:31 PM  
Blogger Mimosa said...

Un jour où on proposait de lui offrir une housse de couette, elle répondit aussi sec : "Je n'ai mi dzon d'eune housse pour em'brouette. Un coup d'chiffon, ch'est bécha bon !"

3:07 PM  

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